Arequipa au Pérou : belle et rebelle inconnue

Destination moins prisée que les villes phares et les coins péruviens à voir absolument, Arequipa n’en demeure pas moins la deuxième ville du pays, avec plus de 850000 habitants qui en font la capitale du Sud. Certainement handicapée touristiquement par le fait qu’elle ne se situe ni sur la côte ni dans les Andes, on pourrait aussi croire à un complot tant la ville s’oppose au reste du pays, tant sur le plan politique que sur le plan culturel.

En effet, celle qu’on appelle la “ville blanche” s’est par exemple opposée à la fraude qui a entâché les élections de 2000 en dressant ses armoirires, plutôt que le drapeau national, lors de la Fête Nationale cette même année. Contrairement à d’autres grandes cités du Pérou, elle expose fièrement son architecture, témoin de son passé colonial, tout comme son statut de centre intellectuel du pays, puisqu’y sont nés un nombre important de présidents et d’écrivains, notamment l’illustre Mario Vargas Llosa.

Plaza_de_Arequipa

Principal attrait touristique, la Plaza de Armas concentre les monuments de la ville. En son centre, une fontaine surplombée d’un soldat de bronze nommé “Tuturutu”. Autour, on peut observer la cathédrale néoclassique en pierre volcanique, mainte fois détruites par les incendies et les séismes, le cloître de la Compagnie de Jésus et son église, du XVII° siècle mais aussi l’accès au couvent de Santa Catalina, plus grand édifice religieux sud-américain.

Du mirador de Yanahuara, la vue sur le volcan Misti est des plus belles, Arequipa est d’ailleurs un point de départ apprécié pour des randonnées vers le Canyon Del Colca, le Chachani et évidemment le volcan Misti.