Pérou : récit d’une journée sur le lac Titicaca

Depuis Puno, nous avons pris le bateau le moins cher en direction de l’île Taquile dans l’espoir d’y passer la nuit. Nous nous sommes retrouvés sur un bateau surchargé. Première étape, les îles Uros, passage obligatoire lorsque l’on navigue sur le lac.

C’était la deuxième fois en deux jours que nous les visitions et la motivation n’était pas forcément avec nous. Un incroyable piège touristique avec pour seul objectif, vous vendre tout et n’importe quoi.

Après deux escales sur les îles, le bateau s’est mis en direct de l’île Taquile. Le trajet semblait interminable et tous les autres bateaux nous doublaient les uns après les autres, déprimant ! Et oui, l’inconvénient des bateaux pas cher… en plus de l’odeur et de l’inconfort, il fallait que cela dur des heures.

Lake_Titicaca_on_the_Andes_from_Bolivia

Une fois arrivés sur l’île, nous avons discuté avec une dame qui attendait les touristes pour leur proposer le logis. Sans demander le prix, nous avons accepté et nous l’avons suivie. L’épreuve Taquile commence, il faut grimper plus de 500 marches pour accéder sur le plateau de l’île et sous une trentaine de degrés ! Le Pérou est une épreuve…

L’île n’est vraiment pas grande et on se sent véritablement entouré d’eau au milieu de nulle part. Nous avons déposé nos affaires chez l’habitant – très spartiate. De la terre au sol, trois petits lits dans un coin. Dans la maison principale, une grande pièce où il faisait tout, ou presque… et le cochon qui cohabitait.

Nous nous sommes promenés, rapidement fait le tour. Nous sommes descendus de l’autre côté de l’île et avons profité sur calme ambiant.

En retournant à notre « gîte », nous avons rencontré le grand-père de la maison. Il nous a expliqué qu’il était un ancien musicien et qu’il était venu en France jouer avec son orchestre -dans le nord. Hum… sympa pour une visite de la France. Il nous a montré des photos de lui dans les journaux – ce fut un bon moment.

Le soir est arrivé à grands pas, nous avons diné chez l’habitant un plat bien local. La nuit tombe très rapidement et le froid en fait de même – je vous conseille fortement de bien vous couvrir.

Le lendemain, nous avons repris notre bateau pour une nouvelle traversée très … très longue !

Traversée du lac Titicaca : mes trucs et astuces

Depuis Puno, vous pouvez prendre un bateau pour naviguer sur le lac Titicaca. Ce lac est le plus grand lac, de long en long, d’Amérique du Sud. Il est aussi le lac navigable le plus haut du monde. Sur le lac se trouve plusieurs îles qui présentent, plus ou moins, chacune leur particularités.

Si vous prenez n’importe bateau pour visiter le lac, il s’arrêtera toujours sur les Iles Uros. Ces îles ont la particularité d’être des îles flottantes fabriquées entièrement de roseaux. Vous trouverez divers produits fabriqués par ces indiens Uros – ils vivent principalement du tourisme. Pour information, ils ne vivent plus sur ces îles. Le dernier indien Uros est mort à la fin des années 50.

Il existe deux autres grandes îles, sur la partie Péruvienne, Amantani et Taquile. Ces deux îles ont respectivement 4000 et 3500 habitants. Au moment de l’achat de vos billets de bateau, renseignez-vous bien si le bateau couvrira l’une ou l’autre des deux îles – voire les deux !

Pour avoir personnellement passé une nuit sur l’île Taquile, je vous recommande vivement de faire de même. Il est en aucun cas nécessaire de réserver ni le bateau, ni la nuit. Les habitants vous attendront à l’embarcadère de l’île et vous proposeront une chambre pour la nuit ainsi que le souper. Ce n’est pas la nuit la plus économique que vous passerez et encore moins la plus confortable. Cela dit, cela fait partie de mes meilleurs souvenirs. Depuis l’île, on ne voit absolument pas le continent et l’île n’est pas immense. On se sent un peu tout éloigné de la civilisation… C’est très agréable, reposant et calme ! Vous l’aurez compris, j’ai été conquis !

Enfin, dernier conseil concernant le bateau, c’est toujours la même chose que le bus. Deux tarifs, l’économique et l’autre… Et comme toujours, la différence se fait dans le temps de la traversée et le confort ! J’ai un souvenir d’une traversée interminable. Si vous avez le mal de mer, attention, faites le bon choix !